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Infogérance ou informaticien salarié : le comparatif honnête
Passé une vingtaine de postes, la question revient dans toutes les PME : faut-il embaucher quelqu'un pour gérer l'informatique, ou confier le sujet à un prestataire ? Les deux options sont légitimes. Ce qui l'est moins, c'est de trancher sur le seul salaire affiché ou le seul prix du contrat. Voici le comparatif complet.
Le vrai coût d'un informaticien salarié
Un administrateur systèmes et réseaux confirmé se recrute en France entre 38 000 et 50 000 euros brut par an selon la région et l'expérience, soit environ 50 000 à 70 000 euros charges patronales comprises. En Île-de-France, visez la fourchette haute.
Mais le salaire chargé n'est que le début :
- L'outillage : supervision, ticketing, sécurité, sauvegarde. Le prestataire mutualise ces licences sur des dizaines de clients ; en interne, elles sont pour vous seul.
- La formation continue : l'informatique bouge vite, un technicien qui ne se forme pas perd de la valeur chaque année.
- Le recrutement lui-même : les profils IT sont rares et courtisés. Comptez plusieurs mois de recherche, et un risque réel de départ au bout de deux ou trois ans, avec tout le savoir non documenté dans les cartons.
À titre de comparaison, un contrat d'infogérance complet pour 25 postes et deux serveurs se situe grossièrement entre 1 500 et 3 000 euros HT par mois, soit 18 000 à 36 000 euros par an. Le détail des fourchettes est dans notre article sur le coût de l'infogérance.
Le problème n'est pas que le coût : c'est la couverture
Une personne seule, aussi compétente soit-elle, pose trois problèmes structurels :
- Elle prend des congés, tombe malade, démissionne. Cinq semaines par an minimum sans informaticien, et un préavis de quelques semaines le jour où elle part avec la connaissance de tout votre système.
- Personne ne sait tout. Le même profil ne peut pas être excellent en réseau, en sécurité, en Microsoft 365, en sauvegarde et en téléphonie. En interne, vous avez une personne ; chez un prestataire, vous avez une équipe où chaque sujet a son spécialiste.
- Personne ne la contrôle. Qui vérifie que les sauvegardes du technicien fonctionnent, que les mises à jour sont faites ? Dans une PME, généralement personne. Un contrat d'infogérance s'audite, se compare, se met en concurrence ; un salarié en situation de monopole interne, difficilement.
Ce que l'interne fait mieux
L'honnêteté oblige à dire où le salarié gagne :
- La présence physique quotidienne : l'écran qui grésille se règle dans le couloir, sans ticket.
- La connaissance du métier : un salarié finit par connaître vos outils métier et vos habitudes mieux qu'aucun prestataire.
- Les projets internes au long cours : si votre activité repose sur un système d'information très spécifique, avoir le pilote en interne a de la valeur.
Les seuils qui font basculer la décision
Notre grille de lecture, à ajuster selon la criticité de votre activité :
- Jusqu'à 50 postes environ : l'infogérance l'emporte presque toujours. Un salarié dédié serait sous-occupé sur la technique pure et sur-occupé en support, le tout sans filet pendant ses absences.
- De 50 à 100 postes : le modèle hybride devient intéressant. Un référent interne (parfois à mi-temps, parfois un profil « office manager IT ») qui gère le quotidien de proximité et pilote un contrat d'infogérance pour la supervision, la sécurité et l'expertise.
- Au-delà de 100 postes ou avec un outil métier lourd : une embauche se justifie, généralement adossée à un prestataire qui couvre les absences, la sécurité et les domaines pointus.
La question à se poser avant de trancher
Plutôt que « salarié ou prestataire », posez la question en termes de risque : si mon informatique s'arrête un mardi matin, qui intervient, en combien de temps, et qui le remplace s'il est absent ? Une seule personne ne peut pas être une bonne réponse à cette question, quel que soit son talent. C'est la raison pour laquelle même les PME qui embauchent gardent le plus souvent un contrat d'infogérance en filet de sécurité.
Questions fréquentes
- Combien coûte un informaticien salarié pour une PME ?
- Un administrateur systèmes et réseaux confirmé se recrute entre 38 000 et 50 000 euros brut par an, soit environ 50 000 à 70 000 euros charges comprises, fourchette haute en Île-de-France. Il faut y ajouter l'outillage (supervision, sécurité, sauvegarde), la formation continue et le coût du recrutement sur un marché tendu.
- À partir de combien de postes une embauche IT se justifie-t-elle ?
- En dessous de 50 postes, l'infogérance l'emporte presque toujours. Entre 50 et 100 postes, le modèle hybride (référent interne + contrat d'infogérance) devient intéressant. Au-delà de 100 postes ou avec un outil métier lourd, une embauche se justifie, généralement adossée à un prestataire pour les absences et les domaines pointus.
- Quel est le principal risque d'un informaticien seul en interne ?
- La couverture : une personne seule prend des congés, tombe malade et peut démissionner en emportant la connaissance non documentée de tout votre système. Elle ne peut pas non plus exceller sur tous les domaines à la fois, et personne en interne ne contrôle réellement son travail.
- Peut-on combiner salarié et prestataire informatique ?
- Oui, et c'est le modèle le plus fréquent au-delà de 50 postes : un référent interne gère le quotidien de proximité et la connaissance métier, un contrat d'infogérance couvre la supervision, la sécurité, les expertises pointues et la continuité pendant les absences.
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